La communauté de communes Coeur Côte Fleurie vient de renforcer ses exigences en matière d’assainissement. Dans le cadre d’un plan visant a protéger la qualité des eaux de baignade sur ses neuf plages, la collectivité impose désormais aux restaurateurs de la zone l’installation d’un bac a graisse dans un délai de trois mois.
La mesure fait suite a un constat établi fin 2025 : trop de professionnels rejettent leurs eaux graisseuses sans prétraitement, contribuant a l’encrassement des canalisations et a la dégradation du réseau d’assainissement collectif. Les contrôles de conformité, jusqu’alors espacés de cinq ans, passent a trois ans. Veolia est associé au dispositif pour renforcer la détection des mauvais raccordements.
Source : ICI.fr – La Côte Fleurie renforce son dispositif pour la qualité des eaux de baignade
Une obligation qui s’inscrit dans un cadre réglementaire national
La démarche de Coeur Côte Fleurie n’est pas isolée. L’obligation réglementaire pour les restaurateurs d’installer un dispositif de prétraitement des eaux graisseuses existe au niveau national – elle découle du Code de la santé publique et des règlements sanitaires départementaux. Ce que font les collectivités comme celle de la Côte Fleurie, c’est renforcer localement l’application de cette règle et en durcir les délais de mise en conformité.
Pour un restaurateur qui n’est pas encore équipé, trois mois c’est court. La contrainte principale n’est pas le budget : c’est le type de solution retenu. Un bac a graisse enterré implique des travaux de génie civil, des délais d’intervention et souvent un contrat d’entretien mensuel. Un bac a graisse hors-sol, posé sans travaux sous la plonge, peut être opérationnel en quelques jours.
Bac a graisse obligatoire : ce que ça change concrètement
Pour les établissements déja équipés, ce type de décision locale est l’occasion de vérifier que leur installation est conforme et correctement entretenue. Pour ceux qui ne le sont pas encore, c’est une mise en demeure implicite.
Les conséquences d’un non-respect sont réelles : bouchons répétés, plaintes du voisinage, mise en demeure de la collectivité, voire suspension d’activité. L’entretien du bac a graisse est tout aussi encadré que l’installation – les collectivités peuvent demander les preuves de vidange lors des contrôles.
La Côte Fleurie montre une tendance qui s’observe dans plusieurs zones touristiques littorales : quand la qualité des eaux de baignade est en jeu, les collectivités ne se contentent plus de rappeler la règle. Elles fixent des délais et contrôlent.
